C’était il y a un an et demi. Un mois s’était écoulé depuis la naissance de ma fille et je la contemplais, émerveillée. Elle avait tellement changé, tant grandi. Et de quoi ? D’amour et d’un peu de lait. De mon lait. Cela me semblait tellement aller de soi qu’aucune autre alternative n’avait été envisageable. C’est à la fin de ce premier mois que j’ai compris à quel point le lait est magique.
Le lait est magique. Oui, vraiment : pour le petit de son espèce.
A cette époque, il y a dix-huit mois, je buvais quant à moi du lait de vache, consciencieusement car je me sentais culpabilisée par je ne sais quelle lecture selon laquelle les femmes qui allaitent ont des besoins accrus en calcium, calcium que l’on trouve « bien évidemment » de préférence dans les produits laitiers, comme nous l’assènent la publicité et même les recommandations nutritionnelles officielles. A croire que l’industrie laitière souhaite faire absorber à la mère qui allaite ce que son bébé n’a pas pris sous forme de poudre… Ce ne sont pas les besoins accrus en calcium d’une mère allaitante que je récuse aujourd’hui mais ce matraquage fait autour des produits laitiers. A cette époque récente au cours de laquelle ma cuisine et mon alimentation étaient riches en produits laitiers, du lait dans lequel je noyais mes céréales du petit déjeuner à la crème fraîche de mes quiches, en passant par la poudre de lait ajoutée dans mon pain (telle était la recette de mon livre), mes yahourts maison au lait entier, les délicieux fromages du terroir que je dégustais en rentrant du marché le samedi et le lait concentré de ma pâte à tartiner au chocolat (maison, elle aussi), je n’avais pas pris conscience des faits suivants :
Le lait est magique. Oui, vraiment : pour le petit de son espèce.
A cette époque, il y a dix-huit mois, je buvais quant à moi du lait de vache, consciencieusement car je me sentais culpabilisée par je ne sais quelle lecture selon laquelle les femmes qui allaitent ont des besoins accrus en calcium, calcium que l’on trouve « bien évidemment » de préférence dans les produits laitiers, comme nous l’assènent la publicité et même les recommandations nutritionnelles officielles. A croire que l’industrie laitière souhaite faire absorber à la mère qui allaite ce que son bébé n’a pas pris sous forme de poudre… Ce ne sont pas les besoins accrus en calcium d’une mère allaitante que je récuse aujourd’hui mais ce matraquage fait autour des produits laitiers. A cette époque récente au cours de laquelle ma cuisine et mon alimentation étaient riches en produits laitiers, du lait dans lequel je noyais mes céréales du petit déjeuner à la crème fraîche de mes quiches, en passant par la poudre de lait ajoutée dans mon pain (telle était la recette de mon livre), mes yahourts maison au lait entier, les délicieux fromages du terroir que je dégustais en rentrant du marché le samedi et le lait concentré de ma pâte à tartiner au chocolat (maison, elle aussi), je n’avais pas pris conscience des faits suivants :